Ustaza à Paris

L'Agenda culturel arabe – باريس عاصمة العروبة

« Badke », Paris danse la dabkeh

DANSE. DU 16 AU 18 AVRIL A 21H. LE CENTQUATRE-PARIS (XIXe). 12/15/20€. INFORMATIONS ET RESERVATIONS.

Issus d’horizons aussi divers que la danse classique, le hip-hop, la capoeira ou le cirque, dix performeurs palestiniens revisitent la dabke (« coup de pied », en français), danse folklorique arabe. En décuplant sa force de joie, ils l’érigent comme un rempart à l’égoïsme et à la dissimulation.Badke est une manifestation dansée de l’esprit palestinien, un témoin de la résilience d’un peuple

production : KVS, les ballets C de la B & A.M. Qattan Foundation / coproduction : Zürcher Theater Spektakel; les Théâtres de la Ville de Luxembourg. Avec : Fadi Zmorrod, Ashtar Muallem, Farah Saleh, Yazan Eweidat, Salma Ataya, Ayman Safiah, Samaa Wakeem, Mohammed Samahnah, Samer Samahnah, Maali Maali Ata Khatab) concept et création : Koen Augustijnen, Rosalba Torres Guerrero et Hildegard De Vuyst.

Le titre Badke inverse deux consonnes de ladabke arabe (« coup de pied », en français), cette danse folklorique du Levant pratiquée aux fêtes de famille et aux banquets de village, et, sous une forme plus académique à l’international.
En la détricotant un pas à l’envers, un pas à l’endroit, avec dix performeurs palestiniens de toutes disciplines (danse classique, hip-hop, capoeira, cirque), Koen Augustijnen et Rosalba Torres Guerrero (les ballets C de la B, Gand); Hildegard De Vuyst (kvs, Bruxelles), avec la A.M. Qattan Foundation (Ramallah), décuplent sa force de joie et l’emportent au-delà de toute célébration ou protestation. Badke distribue ses coups de pied et ses claques à l’enfermement et à la soumission, se dégage en bondissant des pesanteurs intérieures, et fait front face aux agressions extérieures – mise en joue, interpellations, humiliations -, qui tentent d’interrompre son flux vital, social, culturel.

Badke est une manifestation dansée des fiertés palestiniennes, un témoin de la résilience d’un peuple.

À travers les rythmes puissamment syncopés et les exhortations vibrantes de Naser El-Faris,Badke crie l’importance de la parade des corps contre leur dissimulation, dit le don de soi contre l’égoïsme, l’urgence de réaffirmer le collectif, sa force d’entraînement, bras noués les uns aux autres dans une ligne tournoyante, lien insécable d’une société qui se recompose sans cesse malgré les cisailles mortifères.

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Cette entrée a été publiée le 15 avril 2015 par dans Agenda, Danse, et est taguée , , , , .
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