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Exposition « No Limit 2 » chez Imane Farès

Né à Ksiba au Maroc, en 1967, Mohamed El Baz est diplomé en arts diplômé en arts plastiques de l’Ecole Régionale d’Art de Dunkerque en 1989, il obtient en 1992 le diplôme supérieur d’expression plastique à l’Ecole Nationale Supérieure de Paris. Il suit également les cours de l’institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques à Paris. Mohamed El Baz vit et travaille sur son projet en France, à Lille.

Depuis 1993, Mohamed El Baz réalise un projet intitulé « Bricoler l’incurable ».
Clé d’un imaginaire ouvert et infini se déclinant à travers des installations complexes et toujours explosives ; autant de composants ou “détails” se retrouvent d’un lieu à un autre et s’adaptent à chaque nouveau concept.
Son oeuvre possède trois orientations au travers desquelles Mohamed El Baz transgresse les frontières et les catégories: le quotidien, l’autobiographique et le ludique ; l’oeuvre elle-même devient nomade et se mue en une autre histoire. Mohamed El baz s’interroge sur les notions de frontières et territoires et tout ce qui travaille à ériger des barrières entre les individus.

« Bricoler l’incurable », titre générique de Mohamed El baz, annonce une fatalité issue d’une violence terrible, qui ne peut trouver de solution. L’incurable est inscrit dès le départ qui n’en finit pas de se déployer. C’est peut être ce que redouble l’artiste lorsqu’il remet en jeu ses dispositifs afin de les revisiter, contrairement à d’autres artistes qui ajoutent ou retranchent toujours, mais en changeant d’objet. Mohamed El baz casse cette règle en retravaillant ses installations selon le moment, l’espace, le contexte.
Les dispositifs de Mohamed El baz bricolent l’incurable jusqu’à retourner le couteau dans la plaie. Il crée des lieux où la parole peut commencer à émerger, difficile, fragile, car l’incurable peut parfois être indicible. Ces installations se situent toujours, au bord, à la frontière du moment où, le spectateur du musée, admiratif, privé de parole par tant de solennité, se sent seul. Les situations qu’induisent les œuvres de Mohamed El baz ballottent le visiteur entre quelque chose qu’il ne peut pas forcément nommer et une solitude qui le pose face à sa propre individualité (source).

no limit 2

* No Limit 2, une oeuvre / un artiste : Sammy Baloji, Mohamed El baz, James Webb, du 11 avril au 30 juin 2013 à la Galerie Imane Farès, 41, rue Mazarine (VIe), tél. +33 1 46 33 13 13. Photos de l’installation sur le site de la galerie et dossier de presse ici.

 

 

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Cette entrée a été publiée le 4 juin 2013 par dans Expositions, Multi-matériaux, et est taguée , .
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